
Coupe du monde 2026 - Pour l'UEFA, la FIFA a "franchi une ligne rouge" avec l'affaire Balogun

"Le football, comme tout autre sport, repose sur des règles, qui sont le fondement d'une compétition équitable, honnête et transparente", a indiqué l'UEFA. "Parfois, les règles sont sujettes à interprétation. Ce n'est pas le cas ici. Une suspension automatique minimale d'un match après une carte rouge n'est pas une option discrétionnaire et ne nécessite pas de décision d'une instance compétente pour être appliquée. Il s'agit d'un principe inscrit dans le règlement, qui ne peut souffrir d'aucune exception, encore moins au cours d'un tournoi où plusieurs autres joueurs se sont retrouvés dans la même situation et ont régulièrement purgé leur suspension."
Pour l'UEFA, "lorsque la certitude des règles n'est plus garantie par ses garants, l'intégrité du jeu est remise en cause et la crédibilité de la compétition est minée. De plus, une telle décision crée un précédent dans le tournoi en cours, où des situations similaires exigeront désormais un traitement équivalent, au détriment de la compétition."
Après avoir écopé d'un carton rouge contre la Bosnie-Herzégovine en 16e de finale pour avoir marché sur une jambe du défenseur Tarik Muharemovic, Balogun était suspendu automatiquement pour le 8e de finale contre la Belgique programmé lundi à Seattle.
Mais la commission de discipline de la FIFA a annoncé dimanche avoir modifié la sanction, en invoquant l'article 27 de son code disciplinaire, en la faisant passer "d'un match de suspension ferme à un match de suspension avec sursis, assorti d'une période probatoire d'un an".



